Partager l'article ! Afrique 2011 : de Nouakchott à Nioro du Sahel: Nouakchott – Kiffa (lundi 31 janvier) De nouveau le réveil sonn ...
Nouakchott – Kiffa (lundi 31 janvier)
De nouveau le réveil sonne à 7h !
Un français travaillant à l'ambassade de France et venu boire son café matinal à l'Auberge, nous donne des conseils de prudence pour notre voyage.
Cap à l'Est pour plus de 620 km, sur la fameuse route de l’Espoir via Aleg, Magta Lahjar, Sangrafa et Guerou. Pas trop de
cadavres d'animaux cette année sur les bas-côtés ! Peu de circulation, si ce n'est des taxis Mercedes chargés de 5
ou 6 passagers et leurs bagages, quelques grosses cylindrées qui déboulent à fond la caisse ! et les inévitables vaisseaux du désert que sont les camions imposants et lourdement chargés… Et puis,
toujours des ânes, des chèvres, des dromadaires, des vaches qui traversent inopinément quand bon leur semble ! Route de l'Espoir, route Inch' Allah surtout !!!
La température presque fraîche (23°) au départ de Nouakchott, monte régulièrement pour atteindre 42° ! Dans la voiture, c'est le sauna ! Les
bouteilles d'eau pourraient servir à faire un thé ! J'en serai presque à penser avec nostalgie à celles et ceux qui se gèlent en France
!...
Les villages de khaïmas blanches des nomades ont fait place depuis notre dernier passage en 2008, à des petites maisons en dur (malgré tout plus ou moins en forme de khaimas) qui ainsi, perdent beaucoup de leur charme ! Le progrès sans doute ?!...
Notre moyenne, avec tous les contrôles de police ou de gendarmerie très fréquents et les mille et une surprises routières, n'est que de 70km/h. Plus "quelques" trous dans le goudron qu'il vaut mieux contourner ou passer au ralenti !
Kiffa est en vue vers 17h. Installation au Phare du Désert, hôtel tres simplissime à l'entrée de la ville !
Taxi pour le marché où Christian espère trouver quelques perles anciennes. Mais il est tard et tous les commerces ferment. Nous montrons une perle Kiffa à des groupes de femmes, dont une nous propose d'en chercher pour demain matin et nous fixe rv à 8h à sa boutique de plantes ! Retour à l'hôtel où un couscous nous attend, convoité par une tribu affamée de chats et chatons qui se regaleront de notre generosite !
Kiffa – Gogui - Nioro du Sahel (mardi 1er février)
A 8h pétantes, nous retrouvons Aïcha, la mauritanienne d'hier soir qui nous emmène chez sa cousine voir des perles, qui s'avéreront neuves et donc sans intérêt pour Christian. Tant pis !
Nous avions été prévenus que la route entre Kiffa et Tintane était complètement défoncée ! En effet, dés les premiers km, le ton est donné : difficile de dépasser 30 à l'heure
tant la route n'est qu'une succession ininterrompue de trous énormes, de nids de poules, ou plutôt vu leur taille, nids d'éléphants ou de dinosaures, géants ! Au
début, des déviations par une piste parallèle en latérite, permet de rouler le long de la route dont les travaux de remise en état ont démarré, mais 20 km plus loin, plus de travaux, on revient
sur la route, du moins ce qu'il en reste ! Nous réalisons le parcours de 140km en 3h30 !
A Tintane, là aussi, la route est coupée à la sortie et une déviation contourne la ville par une bonne piste roulante. Petite halte rapide à Aïoun el Atrous à la rencontre des femmes au marché pour dénicher quelques perles intéressantes !
Les contrôles s'intensifient, on approche de la frontière. Gogui est le dernier village mauritanien, formalités rapides. Entrée au Mali : passage d'abord à la police, tampon sur les passeports, ambiance détendue et pleine d'humour, puis on retraverse la route pour voir les douaniers, coup d'œil sur ce que nous transportons et puis la ritournelle mille fois déjà entendue, recommence : "Tu as un cadeau à me donner ?...!" Et non ! On n'en a plus !!
Ensuite, achat de l'assurance (la fameuse carte brune valable également au Burkina), enfin contrôle de la gendarmerie malienne !
Et pour finir, péage sur la route pour contribuer au réseau routier du Mali !
Encore 65km et voici Nioro, une des villes les plus chaudes de la région. On doit passer de nouveau à la douane pour obtenir un
laisser-passer, mais le parking plein de voitures, camionettes, et camions n'augure rien de bon : en effet le chef est en ville et sans le chef, personne ne délivre ou signe quelque papier que ce
soit !!! Nous partons, en attendant son hypothetique retour, chercher un hôtel.
Pas trop de choix dans l'hébergement, ce sera là aussi, hyper simplissime (et cher !) en ne regardant pas trop la propreté des lieux et le bruit !!
Christian retourne à la douane et y passera encore un bon moment à attendre le bon-vouloir de ce "chefaillon" de province !
Diner dans un "maquis" derrière l'hôtel en plein centre ville.
Demain, 410 km de "bon goudron" nous séparent de Bamako et de l'hôtel Segueré sur la rive du fleuce Niger…
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